Etudiante à Paris

06 novembre 2016

Sur une patte plus deux de secours

Un escalier en colimaçon + une fille pressée d'aller nulle part + un gadin monstrueux et voilà le résultat!

Vendredi 11h : les cours sont finis et j'ai quatre jours devant moi. Et com'd'hab, je m'engouffre dans les escaliers du métro comme si c'étéit la dernière rame avant le mois prochain; je me tord le pied; en même temps j'entend un petit craquement et je 300 000 volts traverse ma cheville; je hurle de douleur et sautille jusqu'au premier banc; j'ai atrocement mal et je pleure; le tout dans l'indifférence générale; vingt minutes qui durent trois jours et la douleur décline; j'essaie de poser le pied : ça fait mal mais ça va; un pas, deux pas, trois pas : ça va aller; dix minutes de métro accrochée à la barre et dans la position préférée du héron; je monte l'escalier : je pose le pied gauche, monte la jambe droite en plaint le genou, pose ensuite le pied droit et ainsi de suite; ma bottine commence à me serrer sérieusement : ça doit enfler la dedans; je fais ving mètres : je ne peux plus supporter la bottine; j'avise un banc, je m'asseois, je délaçe ma bottine : ca passe pas; je finis à enlever le laçet, j'écarte bien et j'extrait mon pied; je comprends pourquoi ça serrait : j'ai une balle de ping pong à la place de la malléole; mauvaise idée : je ne peux plus mettre la bottine; je pars en boitant, le pied dans la chaussette et je recommence à avoir mal; cent mètres et il y a un bazar tenu par des chinois ou j'achète des mules de plage (en plein mois d'octobre!); mine de rien, mon petit 37 y rentre à peine car entre temps ça a continué à gonfler et maintenant c'est tout le tarse du pied qui a pris de l'embonpoint; vingt minutes et à peine deux cent mètres plus loin et je rentre chez moi; mon joli petit pied que j'aime tant (c'est vrai) est tout enflé; je ne peux plus poser le pied par terre; je ne ferme pas l'oeuil de la nuit malgré la glaçe, la pommade et le Daffalgan; lendemain 9h, j'appelle un taxi et direct les urgences; en plus j'ai un bel hématome sous la malléole; trois heures d'attente, des entorsés et des entorsées : je me sens moins seule; c'est enfin mon tour : examen douloureux ( la vache cette interne), passage à la radio, de nouveau l'interne : pas de fracture! ouf!; le diagnostic : entorse bénigne; bénigne : qu'est ce que ça doit être alors quand c'est plus sérieux; je repars, à cloche-pied et en chaussette jusqu'à la pharmacie; une attelle et des béquilles; interdiction de poser le pied par terre pendant deux semaines...

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Voilà à quoi je ressemble! Au moins je n'ai pas mal au pied et c'est déjà çà de gagné. J'en ai pour un bail avant de pouvoir mettre ma deuxième chaussure mais c'est pas vraiment un problème tant qu'il ne fait pas froid...

Posté par poulinette à 15:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]